Regarder les données plutôt que l’extension

Ouvrez une copie de votre export dans un lecteur ou un tableur. Le CSV ClairLoyer contient la date, la catégorie, le sens du mouvement, le montant, la référence et l’état du justificatif. Ces colonnes décrivent les mouvements saisis par le propriétaire. Elles sont utiles pour relire l’année et retrouver les pièces correspondantes.

La documentation DGFiP sur les comptabilités informatisées décrit, de son côté, la remise des fichiers d’écritures et leurs normes. Le simple fait qu’un fichier utilise des séparateurs ou porte une extension courante ne démontre pas qu’il respecte ce cadre. Il faut examiner sa provenance comptable et son contenu, pas seulement son apparence.

Comprendre ce qu’un carnet ne contient pas

Un paiement de 360 € d’assurance devient une ligne dans le carnet. Une comptabilité peut nécessiter davantage d’informations et de traitements autour de cette opération, notamment selon la période couverte. ClairLoyer ne crée pas de journal en partie double, de numérotation d’écritures comptables validées ni d’ensemble de comptes.

Il manque également les écritures qui ne correspondent pas à un mouvement bancaire saisi, comme celles liées aux amortissements. L’export de 20 paiements ne peut donc pas prétendre représenter la totalité des écritures annuelles. Gardez le libellé « carnet de trésorerie » dans le nom du fichier pour informer correctement la personne qui le reçoit.

Demander une reprise complète au précédent outil

Si vous changez de prestataire, demandez les comptes de référence, les historiques nécessaires et les exports comptables disponibles pour la période concernée. Identifiez clairement les documents demandés. « Envoyez-moi mon Excel » peut conduire à recevoir un tableau de synthèse alors que vous attendiez un historique plus détaillé.

Vérifiez que chaque fichier s’ouvre, que sa période est indiquée et que les montants de synthèse sont cohérents avec les comptes remis. Gardez une copie d’origine non modifiée. Si un contrôle technique ou comptable d’un FEC est nécessaire, utilisez une procédure adaptée ; le carnet ClairLoyer ne propose aucun test de conformité et n’émet aucune attestation.

Manipuler les exports comme des documents de travail

Pour conserver votre préparation, téléchargez le CSV, notez l’année et vérifiez quelques références après ouverture. Les accents, les séparateurs et les décimales peuvent être affichés différemment selon les paramètres du tableur. Une lecture attentive de trois lignes permet de repérer un import dans une seule colonne ou un montant interprété comme texte.

Évitez de modifier votre seule copie d’origine. Travaillez sur un duplicata si vous ajoutez des notes ou un classement. Les données téléchargées restent sur votre appareil ; le carnet ne les stocke pas après actualisation et ne permet pas de réimporter un historique. Votre organisation de fichiers assure donc la continuité de cette préparation d’une séance à l’autre.

Questions fréquentes

Puis-je renommer le CSV en FEC pour le transmettre ?

Non. Le contenu reste celui d’un carnet de trésorerie. Il ne répond pas, par changement de nom, aux exigences d’un fichier d’écritures comptables.

Sources et références